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La "grande collecte" numérise des milliers d'archives inédites de la guerre de 14-18

Le Monde.fr | 16.11.2013 à 11h29 • Mis à jour le 17.11.2013 à 10h40 | Par Antoine Flandrin
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Conservez-le pour le consulter plus tard. Abonnez-vouLe livre de "souvenirs de guerre" d'Edmond Boursel, soldat de l'armée française (1914-1918) a été conservé pendant des décennies par son petit-fils Jean, contributeur à l'occasion de la "Grande collecte". | Le Monde.fr
Dans le hall de la Bibliothèque nationale de France (BnF), ils sont une cinquantaine, ce jeudi 14 novembre, à avoir répondu à l'appel de la "grande collecte". Dans leurs mains, ils tiennent des souvenirs de la première guerre mondiale : carnets de soldat, livrets militaires, journaux du front, albums de photos, cartes postales... "Je suis le petit-fils d'Edmond Boursel, lieutenant de chasseurs à pied, auteur de ce livre manuscrit, qui est en bon état, agrémenté de photos, de cartes et de correspondances, explique Jean Boursel, médecin à la retraite. On n'est pas sûr de ce qu'en fera la descendance. Je suis venu parce que je ne voulais pas que ce livre soit balancé dans une déchetterie."
Organisée du 9 au 16 novembre par la BnF, les Archives nationales et la Mission du centenaire, la "grande collecte" propose de numériser les archives de la première guerre mondiale sur la bibliothèque en ligne Europeana. Quelque 29 millions de documents sont déjà accessibles, dont près de 70 000 sur la Grande Guerre. L'opération a rencontré un vif succès dans les 102 points de collecte répartis dans toute la France. Trois cent personnes se sont rendues aux Archives nationales de Paris, le 12 novembre, deux cent aux archives du Nord et cent quarante à La Coupole-d'Helfaut dans le Pas-de-Calais. "Le nombre de documents numérisés cette semaine devrait dépasser les 70 000", avance Emmanuel Penicaut, responsable du service interministériel des Archives de France.
Une réussite qui se mesure également à l'aune des expériences menées dans les autres pays européens, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Belgique et l'Italie. "Ces collectes ont rencontré un fort succès, assure Eleanor Kenny, directrice de la communication d'Europeana, fondation basée à La Haye. Nous avons reçu 600 personnes à Dublin sur une journée, en mars 2013. Mais l'organisation n'a rien de comparable avec ce que nous voyons ici en France. Les opérations que nous avions lancées jusqu'à présent s'étaient déroulées dans une ville sur une ou deux journées". L'ampleur donnée en France à cette manifestation s'explique par une importante campagne de communication menée par la Mission du Centenaire et par la mobilisation du réseau des archives départementales et municipales de France.
UNE SECONDE "GRANDE COLLECTE" PRÉVUE EN 2014
A la BnF, l'opération attire avant tout les générations des enfants et des petits enfants de poilus, nées entre 1920 et 1960. "Je suis déçue qu'il y ait si peu de jeunes", regrette Marion, 19 ans, étudiante en histoire de l'art, arrière-arrière-petite-fille de Paul Boin, mort le 14 juillet 1918. "La première guerre mondiale c’est notre histoire. Ils se sont battus. Pour eux, mais aussi pour les générations futures". Venue pour rendre hommage à son aïeul, elle souhaite en savoir davantage sur la citation à l'ordre de l'armée qu'il a reçue en 1916. Jean-Pierre Casaubon, 62 ans, qui collectionne les photos aériennes de la Grande Guerre depuis trente-cinq ans, est également "venu à la pêche aux renseignements". Il a pour sa part, apporté une documentation "assez ciblée" : des prises de vue aériennes d'un champ de bataille de la Somme. Ses interrogations portent sur des photos d'avions non légendées.
Chaque contributeur est reçu par un archiviste pour un entretien d'une demi-heure. "Il s'agit de donner aux gens l'occasion de parler de leurs souvenirs familiaux, raconter l'histoire de leur transmission, apprendre si possible des choses à leur sujet et en mesurer la valeur", affirme David Zivie, directeur adjoint de la Mission du Centenaire. Cet accompagnement doit permettre au contributeur de choisir les trois ou quatre archives qui seront numérisés. "Europeana n’est pas le lieu où vous allez inscrire ou reproduire la totalité du journal de votre grand-père. Ce n’est pas une base de données scientifique sur la première guerre mondiale. C'est échantillon de mémoire européenne", rappelle Emmanuel Penicaut.
Claire Slawny, qui a passé les dix derniers jours à relire les centaines de correspondances échangées entre son grand-père et sa grand-mère pendant la guerre, a longtemps hésité avant de faire son choix. "Au final, ils ont retenu une lettre écrite à ma grand-mère, un dessin et un souvenir des tranchées : une feuille de chêne sur laquelle mon grand-père avait incrusté ses initiales", raconte-t-elle sans trop de déception. Les contributeurs auront toujours la possibilité de déposer ou donner leurs documents aux différents services d'archives. Selon Emmanuel Penicaut, 5 à 10 % des participants ont fait don de leurs souvenirs. Parmi ceux-ci figurent, par exemple, des lettres écrites depuis le front sur des écorces de bouleau (Seine-et-Marne), des lettres en allemand écrites par des Alsaciens qui servaient à l'époque sous le drapeau du kaiser (Bas-Rhin) ou bien encore des objets d'artisanat de tranchées, fabriqués à partir de balles ou d'obus. Pour ceux qui n'ont pas pu participer à l'opération, une seconde "grande collecte" est prévue en 2014.
Antoine Flandrin
 
 

Première guerre mondiale et publicité

Quand la Grande Guerre faisant vendre....

 
Image extraite du livre "La pub est déclarée! 1914-1918", de Didier Daeninckx. | D.R

La guerre fait vendre. Ce ne sont pas les marchands d'armes qui le démentiront et encore moins leurs sous-traitants en tous genres. Celle de 1914-1918 fut une grande boucherie racontée en détail par les lettres des rescapés et les écrivains. Elle fut également, pendant quatre années, une opportunité pour la "réclame" qui, en dépit des circonstances, continua, tant que faire se pouvait, à vendre du rêve en jouant sur la fibre patriotique. "Toute la communication était conçue pour soutenir l'effort de guerre, et l'Etat, qui ne connaissait que l'affichage officiel, invitait surtout la population à donner son or...", explique Alain Weill, expert de l'affiche et critique d'art.
A l'occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, les éditions Hoëbeke publient La pub est déclarée ! 1914-1918, de Didier Daeninckx. Dans ce texte qui raconte la vie d'une dactylo de l'agence Siècle Publicité, toujours à la recherche de slogans qui font vendre, l'écrivain - auteur du Der des ders (Gallimard, 1985), roman adapté ensuite en BD avec Jacques Tardi (Casterman, 1997) - retrace l'épopée de la première guerre mondiale du point de vue de la réclame. Son texte est illustré par de nombreuses publicités de l'époque, qui permettent d'entrevoir ce que furent ces quatre années de guerre à l'arrière.
Unis derrière le drapeau, et dénonçant le boche cause de tous les malheurs, les génies de la réclame ont essayé de vendre tout et n'importe quoi à une population totalement sous-informée. Dans les journaux soumis à la censure militaire, les masques contre les gaz asphyxiants "inattaquables par les acides et efficaces contre les jets de vitriol" côtoient le chocolat Phoscao, "le plus puissant des reconstituants". Le bracelet-montre Lip, "la montre de la victoire adoptée pour le réglage des tirs par l'artillerie et l'aviation françaises", rivalise avec le flacon d'Urodonal, qui soignait "rhumatismes, goutte, gravelle, artériosclérose et aigreurs". Sans oublier la bande molletière du docteur Namy, "la seule hygiénique, la seule agréable à porter, la seule ne se déroulant pas", ou la jambe articulée Mayet-Guillot "en bois évidé, dite jambe américaine". La palme de la réclame revient au papier à rouler les cigarettes Riz Lacroix, où un poupon fume une clope sous l'oeil bienveillant et rigolard de deux soldats.
DES RÉCLAMES TRÈS ARCHAÏQUES
A la différence des célèbres affichistes de l'avant-guerre comme Jules Chéret, Henri de Toulouse-Lautrec, Leonetto Cappiello ou Mucha, qui contribuèrent à l'âge d'or de la publicité grâce à leur imaginaire, leur style et leur graphisme, les messages des affichettes de la guerre de 1914 sont sans grande recherche visuelle. L'écrit est plus important que l'image. "Pour être lisible, l'affiche doit être dépouillée : un personnage clair sur un fond sombre ou vice versa", explique Alain Weill dans son livre L'Affiche dans le monde, édité pour la première fois en 1984. "Les couleurs utilisées doivent être celles qui frappent le mieux la rétine. L'affiche doit créer l'effet de surprise et être immédiatement associée à une marque."
Image extraite du livre "La pub est déclarée ! 1914-1918", de Didier Daeninckx | YAZID MEDMOUN/HISTORIAL DE LA GRANDE GUERRE, PÉRONNE
Au début de la guerre, la réclame est donc très archaïque. Son seul support est la presse écrite, qui constitue alors un véritable pouvoir. Il faut se souvenir qu'au tournant du siècle la presse française comptait plus de 600 quotidiens (dont 90 à Paris entre 1881 et 1914). Elle était la plus lue au monde avec quatre quotidiens (Le Petit Journal, Le Petit Parisien, Le Matin, Le Journal) qui dépassaient chacun le million d'exemplaires.
Dès le commencement des hostilités, la censure sévit : les photographes ont l'interdiction de se rendre sur le front, et toutes les publications doivent présenter le conflit sous un jour optimiste. Quelques journaux choisissent cependant de briser la loi du silence, en privilégiant le reportage. Du coup, leurs récits mettent les réclames en porte-à-faux : difficile, dans ces conditions, de cacher que le conflit fait des millions de morts et de blessés.
"APRÈS AVOIR VENDU LA GUERRE, IL A FALLU VENDRE LA PAIX"
Pour continuer de toucher le public et le convaincre de soutenir l'effort de guerre, les publicitaires font alors appel à des illustrateurs de grande qualité comme Francisque Poulbot (1879-1946), Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) ou Charles Fouqueray (1869-1956). "Avec leur graphisme très personnel, ils mettaient en scène les orphelins et les réfugiés sur fond de désolation, mais ne montraient surtout pas les horreurs de la guerre", souligne Alain Weill. Jules-Abel Faivre (1867-1945) fera date avec ses affiches en faveur des emprunts de la Défense nationale. Dans L'or combat pour la victoire, un coq gaulois sort d'une pièce d'or, tandis que dans On les aura !, en 1916, un soldat, le regard brillant, part à l'assaut.
Image extraite du livre "La pub est déclarée! 1914-1918", de Didier Daeninckx. | LIBRARY OF CONGRESS
Au terme de quatre années de guerre, il a fallu du temps à la réclame pour revendre du rêve et aux journaux pour retrouver leur crédibilité. "Après avoir vendu la guerre, il a fallu vendre la paix", relève Didier Daeninckx.

Cartoons et propagande durant la seconde guerre mondiale

 
Durant la seconde guerre mondial, l'ensemble des sociétés est mobilisé dans l'effort de guerre, y compris les personnages de cartoon...
Les studios Disney et Tex Avery s'engagent en produisant des films anti-nazis dont voici quelque uns....
 
Disney, Der Fuerher Face, 1943
 
 
Disney, The New Spirit, 1942
 
 
Le film suivant s'inspire de "The New Spirit"
 
Disney, The Spirit of 1943, 1943
 
Le film suivant Education for Death s'attaque à l'encadrement de la population par les nazis, notamment celui des enfants
 
Education for Death, 1943




L'art des tranchées

Appelé "Trench Art" par les anglophones ou "Art des Poilus" en France, il s'agit d'une production artistique initiée par les soldats de la Première Guerre Mondiale. Ces objets et créations sont un témoignage à la fois de la violence du conflit et des moyens mises en œuvre par les Poilus pour tenir dans l'épreuve. Quelques exemples de cet art des tranchées...


Briquet-cercueil
Le briquet est l'une des créations les plus répandues, les allumettes ne sont pas fiables et sont dangereuses. Elles sont très vite remplacées par des briquets fabriqués ex-nihilo avec des matériaux trouvés sur le champ de bataille. Fabriqué d'abord uniquement pour une fonction utilitaire, les briquets de Poilus deviennent très vite des trophées. Les soldats y inscrivent le lieu et la période durant laquelle ils ont combattu.

Service à thé
Le caporal Frank Alexander Cameron était transmetteur au sein de la 2e division canadienne. Dans ses temps libres, Cameron confectionna un service à thé de quatre pièces pour sa mère, et envoya chaque pièce chez elle au fur et à mesure. Elles furent faites à partir de douilles d'obus britanniques de 13 et 18 livres, d'une douille française de 75 mm et de balles de fusil françaises. Cameron mit quatre ans pour achever le service. Il survécut à la guerre, mais son frère cadet, Allan Stanley, fut tué au combat en 1918.
 

 
Vases Art Nouveau
Les douilles des obus de 75 sont détournés sont en faire des vases dans le style Art Nouveau. Les motifs représentés peuvent être des motifs végétaux, un portrait de l'être aimé et son prénom, une scène de vie des tranchées et le lieux de la bataille...


Illustration de A l’Est du nouveau !

Archéologie et première guerre mondiale

(En partenariat scientifique avec le Pôle d’Archéologie Interdépartemental Rhénan)
L’archéologie des conflits contemporains, et tout spécialement du premier conflit mondial de 1914 à 1918, est une branche très novatrice de l’archéologie, qui ouvre de nombreuses perspectives pour la recherche historique et renouvelle la compréhension de la vie quotidienne des combattants sur les lignes de front. Des résultats très importants ont été obtenus en Alsace et en Lorraine au cours de la dernière décennie, en particulier à l’occasion d’opérations archéologiques menées sur des positions fortifiées, par exemple les sites récemment explorés de Geispolsheim/Schwobenfeld dans le Bas-Rhin ou de Carspach/Kilianstollen dans le Haut-Rhin.
L’exposition se propose de dresser un premier bilan de ces recherches et présente une large sélection d’objets mis au jour, tant sur des sites alsaciens que lorrains, ainsi que les structures et aménagements explorés par les archéologues sur ou à l’arrière du front. Elle aborde également de nombreuses problématiques historiques et archéologiques à travers une démarche largement pluridisciplinaire et est illustrée par plus d’une vingtaine de sites fouillés à ce jour en Alsace et en Lorraine.
L’accent est mis aussi sur la préservation de ce patrimoine militaire fragile et menacé et sur la réflexion engagée pour protéger des lieux de mémoire dont la disparition s’accélère au rythme des travaux d’aménagement, mais aussi des pillages illégaux liés à leur isolement.
Cette manifestation s'inscrit dans les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale (en collaboration avec le Pôle d’Archéologie Interdépartemental Rhénan, les Services Régionaux de l’Archéologie d’Alsace et de Lorraine et divers autres partenaires). Des partenariats sont envisagés avec les autres structures culturelles strasbourgeoises qui organiseront expositions et manifestations à l’occasion de ce centenaire.
Commissariat de l'exposition:
Bernadette Schnitzler (MAS) et Michaël Landolt (PAIR) en collaboration avec Stéphanie Jacquemot (SRA Lorraine), Jean-Pierre Legendre (SRA Lorraine) et Jean-Claude Laparra

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